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Randonnée cheval Pyrénées Orientales : 6 jours à cheval entre la France, l’Andorre et l’Espagne !

Vous cherchez une randonnée qui passe par trois pays d’Europe différents avec des paysages à couper le souffle ? Alors la randonnée Andorre va vous plaire. On y part à la découverte des Pyrénées d’abord en France, puis en Andorre et pour finir en Espagne. 

Cette semaine sera d’ailleurs sous le signe de l’Europe : les autres cavaliers du séjour sont plutôt du Nord : un cousin et une cousine des Pays-Bas et une cavalière allemande. 

Cet article est réalisé en partenariat éditorial avec Equisud

Rencontre avec Matthieu, Ankie et leurs chevaux

Une fois qu’on a fait les présentations, Matthieu nous demande le premier soir quel type de cheval on aime.

Autour de la table chacun donne sa description, je parle d’énergie, d’écoute et de gentillesse. Puis Matthieu nous donne le nom du cheval qu’on va avoir pour la semaine de rando. Pour moi ce sera Cayenne, une jument de 14 ans et pour Alexis qui fait la randonnée avec moi Ufo.

Rendez-vous le dimanche matin aux écuries après un bon et copieux petit déjeuner. C’est pour chacun de nous la rencontre avec notre cheval de la semaine et la découverte du matériel. Matthieu nous fait un briefing pour nous expliquer comment tout bien préparer.
Comme on part en rando plusieurs jours il y a quelques coups de main à prendre : 

  • mettre le hackamore correctement, notamment sans trop serrer la gourmette
  • attacher correctement l’entrave à l’encolure du cheval pour ne pas qu’elle s’enlève pendant la randonnée
  • le nœud de cravate de la selle de randonnée pour sangler
  • fixer les fontes qui vont à l’avant avec chacune une gourde d’eau
  • fixer les sacoches qui vont à l’arrière puis par-dessus un beau boudin en cuir qui permet de mettre son manteau de pluie, un sweat, de la crème solaire, du baume à lèvres (les petites choses dont on peut avoir besoin pendant la journée à cheval).

Difficile pour moi de tout enregistrer du premier coup mais au bout du deuxième jour c’était mieux et avant chaque départ Matthieu contrôle que personne ne se soit trompé. 

Matthieu nous briefe aussi sur le fonctionnement de ses chevaux et ce qui est important.
Le point essentiel c’est d’être rênes longues.
Pour s’arrêter, bien penser à faire basculer le poids du corps vers l’arrière et serrer un peu les jambes (petite pression)  plutôt que de vouloir arrêter avec les mains et les rênes. 

Quelques petites astuces aussi quand on est à pied avec son cheval : on se positionne devant lui avec une bonne longueur de rênes pour lui laisser le champ libre et le guider

C’est le moment du départ !

rando equestre andorre

Nous voilà partis, à 7 aujourd’hui car Mia, 10 ans, la fille de Matthieu et Ankie fait la première journée avec nous sur Furya. Pour notre nuit au refuge, la jument sera cheval de bât en portant notamment toutes les rations de nourriture pour les chevaux et elle nous suivra pendant toute la randonnée.

On joue au jeu de la pomme de pin à cheval : l’un des cavaliers prend une pomme de pin et la lance à celui de devant ou de derrière. Objectif : réussir à ce que chacun rattrape la pomme de pin.
Il y aura d’autres petits jeux pendant la semaine comme essayer de traverser les ruisseaux de montagne sans se mouiller les pieds en marchant sur les pierres (il y a une fois où j’ai raté !) !

Ou encore le téléphone arabe qui heureusement à toujours bien fonctionné : beaucoup de branches basses, des arbustes et des rochers à éviter. Du coup on a révisé notre anglais : (careful with the branches, branches on the right, branches on the left, careful with your left leg, etc.).

À peine partis depuis 15 minutes, on voit déjà un chevreuil  s’élancer et traverser le chemin. 

Lors de cette première journée, on découvre les paysages déjà époustouflants et nos chevaux.
Cayenne est une jument pleine d’énergie et très réactive. Je m’en rends compte dès la sortie du box où je l’ai préparée !

Je le verrai au cours de la randonnée : c’est une véritable athlète. Monter une piste noire ne lui fait pas peur, elle a le pied sûr et dans des environnements escarpés elle arrive toujours à mettre le pied au bon endroit.
Les chevaux de Matthieu sont habitués à la montagne, c’est leur environnement de vie et avec Alexis on a été ébahis de leurs capacités physiques à tous.
Leur zénitude à toute épreuve nous a aussi impressionnés. Bien sûr ce ne sont pas des machines (et heureusement) : Cayenne a fait un écart en 6 jours, quand on descendait à pied une forêt de pins, qu’y avait-il je ne sais pas, mais il y avait quelque chose. Elle s’est calmée tout de suite et on est reparti direction notre objectif de la journée.

Les chevaux sont curieux et attentifs de leur environnement. On est rênes longues ce qui leur permet de bouger leur encolure comme ils le souhaitent, idéal pour des chevaux bien dans leur tête.

apaloosa montagne

Une randonnée à cheval pour se dépasser 

La randonnée Andorre est une randonnée très physique : après plusieurs heures à cheval il faut pouvoir marcher aussi devant son cheval notamment dans des descentes et des chemins difficiles.
La plus longue descente, à laquelle j’ai donné un petit nom : “the never ending descent” est celle du deuxième jour en fin d’après-midi, elle a duré environ deux heures à pied et comme c’était l’après-midi où il a plu le terrain était encore plus glissant que d’habitude, les pierres ruisselaient. C’est la journée où l’arrivée au gîte a vraiment été une délivrance (j’avais très mal au pied droit et bien glissé 5 fois mais comme vous allez voir ci-dessous on a fait une grosse erreur quand on a préparé nos valises, je vous en parle juste après).

J’ai terminé la randonnée et j’en suis fière, mais je pense que j’étais au max de ce que je pouvais faire, surtout avec mon problème de chaussures en plus. 

On alterne assez souvent les montées à cheval en équilibre (les cuisses travaillent) et les descentes à pied qui font bien bosser les jambes aussi.
Il faut donc être en très bonne condition physique pour faire ces six jours de randonnée à cheval et à pied.
Si vous avez un doute, si vous ne connaissez pas l’environnement de la montagne, vous pouvez dans un premier temps vous lancer dans la randonnée Capcir dont je parle ici : elle demande une bonne condition physique mais elle est moins difficile et les paysages sont tout aussi magnifiques. 

gerer la descente avec un cheval

Interrogez-vous aussi : avez-vous le vertige ? Si oui, la randonnée Andorre sera plus compliquée pour vous. De mon côté je n’ai eu vraiment aucune sensation de vertige, que ce soit à pied ou à cheval et j’ai une habitude vraiment minime des montagnes (une semaine par an).

Comment fonctionne en gros une rando à cheval dans les montagnes : 

  • les chevaux gèrent les montées avec nous sur leur dos
  • nous marchons à côté des chevaux quand il y a des descentes importantes pour ne pas les déséquilibrer. 

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : le bon équipement 

On a fait une seule erreur dans le choix de notre équipement et du coup je vais vous la partager ici : les chaussures. Matthieu dans sa liste demande des chaussures de marche imperméables. On est parti avec des chaussures d’équitation : bah oui, on partait en randonnée à cheval alors je me suis dit que c’était ok. Ce que j’avais sous estimé c’est le nombre de kilomètres qui se fait à pied dans les descentes.
Résultat j’ai dû glisser une bonne dizaine de fois… 

Chaussures de marche donc, et attention à ne pas prendre celles qui ont des crochets trop ouverts : l’une des cavalières en avait et s’est retrouvée le pied coincé par le matériel à l’arrière de la selle après être descendue de cheval.
Autre conseil : des chaussures hautes qui maintiennent bien la cheville : parfait pour les terrains les plus compliqués. 

Pour le reste, vous n’avez qu’à suivre scrupuleusement la liste envoyée par Matthieu.

Et voici ce qui ont été pour nous des indispensables : 

  • crème solaire
  • baume à lèvres
  • lunettes de soleil
  • casquette pour les picnics
  • un sweat chaud pour le matin et le soir (c’est la montagne, on a eu au minimum 9 degrés quand on a dormi au refuge à 2 500 mètres)
  • manteau de pluie (on a eu une demi-journée de pluie et le manteau de pluie permet de bien rester au sec)
  • le casque évidemment
  • pantalons d’équitation confortables avec plusieurs poches
  • des chaps pour éviter des irritations à l’intérieur des jambes
  • une petite trousse à pharmacie (doliprane, pansements, cicatrisant).

Pas besoin d’anti-moustique : on est haut en altitude alors pas une seule piqûre pendant la semaine !

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : les allures

La randonnée Andorre c’est 6 jours de randonnée avec des journées entre 16 et 26 kilomètres et parfois 1 300 m à 1 400 m de dénivelé positif. Elle demande beaucoup d’effort aux chevaux et aux cavaliers.
La grande majorité se fait donc au pas sur le cheval ou à côté. 

Mais certains chemins donnent la possibilité de faire de très beaux galops, notamment vers la mine de fer (mon galop et ma journée préférée !).

Galoper dans les montagnes est une sensation merveilleuse et j’ai été bluffée par l’écoute de ma jument. Cayenne, tellement dynamique et énergique est restée 100% à mon écoute dans les galops et lui faire garder ses distances avec le cheval devant était un jeu d’enfant. 

Les picnics de la rando à cheval

Le midi, nous faisons toujours une pause pour déjeuner en pleine nature. On s’arrête à chaque fois dans des lieux magiques : souvent proche d’un petit ruisseau pour que les chevaux puissent boire, avec des vues sur les montagnes et des lacs. Le picnic se fait dans l’herbe et si on veut on peut utiliser le tapis de son cheval pour s’asseoir dessus (et même dormir, j’y ai fait des siestes magnifiques avec le bruit du clapotis de la rivière).

La première étape avant de se poser c’est de s’occuper des chevaux bien sûr : on enlève les sacoches, les selles, l’hackamore. Tout. Et chaque cheval est entravé (les deux pieds de devant sont attachés ce qui lui laisse la possibilité de manger et boire sans aller non plus trop loin. 

Je n’avais encore jamais mis d’entraves alors j’ai appris ça cette semaine. J’ai eu besoin que Matthieu me remontre plusieurs fois pour vraiment comprendre comment bien faire et je suis contente d’avoir fini par y arriver en fin de séjour.

C’est Ankie et Stéphanie qui nous préparaient les picnics : 

  • une salade composée toujours originale et goûteuse 
  • un bon fromage
  • de la charcuterie
  • du pain
  • un dessert (yaourt, gâteau, compote). 

pause picnic chevaux

L’apéro

La randonnée équestre Andorre c’est une randonnée physique merveilleuse mais aussi difficile.
Alors quand on arrivait au gîte, à l’hôtel ou au refuge, après s’être occupé des chevaux, il y avait toujours un moment convivial ensemble pour prendre l’apéro. Il était parfois 16h30, parfois 17, parfois 17h30, mais chaque jour ça a été une de nos traditions : un coca, un ice tea ou une bière tous ensemble, en général sur une terrasse avec des vues magiques sur des lacs et la montagne et le débrief de la journée !

Les hébergements

Chaque soir, nous dormons dans un hébergement différent : hôtel, gîte ou refuge.

Matthieu les a sélectionnés avec beaucoup de goût. À chaque fois on a adoré ! 

Par exemple : 

  • une nuit à l’hôtel Bones Hores avec une vue magnifique sur le lac de Bouillouses
  • une nuit dans un hôtel 4 étoiles avec sauna, piscine et hammam en milieu de semaine, franchement le timing était parfait et on a profité à fond de ce moment bien-être
  • une nuit en refuge en Andorre à 2 500 mètres d’altitude avec des dortoirs où on a dormi très convenablement et une terrasse avec vue sublime pour notre apéro (la douche froide d’une minute max restera un sacré souvenir !)
  • un gîte où Ankie nous avait préparé un repas gargantuesque et délicieux (poulet au lait de coco, riz, légumes) et où il y avait quelques albums photos des transhumances de chevaux mérens, c’était génial de voir les Pyrénées à d’autres saisons comme l’automne et quand tout est recouvert de neige !
  • une nuit dans un gîte en Espagne dans un petit village où on a très bien dormi, où on a très bien mangé, l’apéro avec fromages pyrénéens et pan con tomate sur une terrasse d’herbe à l’ombre d’un arbre avec un coca zéro bien frais, ça restera un très beau souvenir ! 
  • et bien sûr nos deux nuits à Equisud où on a aussi très bien mangé et bien dormi. 

Bref, après une journée de sport c’est toujours hyper agréable de se retrouver dans ces lieux où on peut recharger les batteries dès l’arrivée.

On dîne en général assez tôt pour se coucher tôt et partir à cheval vers 8h-8h30 le lendemain. 

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : les animaux 

Nous en avons croisé énormément : 

  • on a vu un cerf s’enfuir d’assez près, et de plus loin des troupeaux entiers manger et courir
  • de nombreuses vaches en estive avec quelquefois des petits veaux (la vache d’Aubrac, la Brune d’Andorre), certaines ont des cloches pour que le berger retrouve plus facilement le troupeau alors de temps en temps, leur musique résonne dans la montagne
  • des troupeaux de chevaux en estive avec quelquefois des poulains – chevaux pyrénéens de Cerdanne (mélange pur sang anglais et cheval breton)
  • des patous des Pyrénées dans un pré en pleine garde du troupeau
  • un chamois accroché à un flanc de montagne
  • des marmottes (de loin parce qu’elles sont craintives) mais alors quels cris elles poussent ! Pour de si petites bêtes c’est impressionnant ! 

Et Tumba, le chien de Matthieu et Ankie nous a accompagné tout du long dans l’aventure ! Dès qu’un petit ruisseau ou qu’un petite rivière apparaissait, c’était le bain assuré pour se rafraîchir et repartir en courant à toute vitesse.
Je pense qu’on a fait environ 130 kilomètres sur la semaine mais Tumba a bien dû dépasser les 200 !

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : les paysages

En 6 jours et 3 pays (France, Andorre et Espagne), on a vu des paysages très variés : 

  • des montagnes et des vallées sauvages (il y a une journée où la seule personne que l’on ait vue pendant notre rando c’était un berger à cheval à 200 mètres de nous)
  • des stations de ski avec certains équipements qui fonctionnaient (oeufs, télésièges) à Porté-Puymorens et Grandvalira le plus grand domaine skiable des Pyrénées, on croisait des vaches sur certaines pistes et on est passé à cheval par des pistes noires
  • de superbes forêts de pins et des lacs aux eaux calmes
  • la ville étonnante et animée de Pas de la Casa et son contraste saisissant avec les vallées sauvages de l’Andorre
  • des petits villages espagnols en pierre endormis sous le soleil le dernier jour ainsi que la route des contrebandiers (on a retrouvé des températures proches de 30 degrés le dernier jour après 5 jours au frais avec des températures pas plus hautes que 24 degrés)
  • l’entrée de l’ancienne mine de fer de Pimorent à flanc de montagne, près du col de Puymorens (exploitée dès le Moyen Âge elle a connu son apogée aux XIXᵉ et XXᵉ siècles)
  • des passages escarpés avec le vide parfois à notre droite, parfois à notre gauche (les chevaux ont le pied sûr, je me suis toujours sentie en sécurité et j’ai adoré ces moments parce qu’on avait une vue bien dégagée sur ce qu’il y avait en bas !)
  • des plateaux en hauteur où on pouvait presque toucher les nuages (notre altitude maximale a été 2 700 mètres).

rando cheval pyrénées orientales

Quelques paysages coups de coeur pour moi pendant cette randonnée à cheval dans les Pyrénées Orientales, en Andorre et en Espagne : 

  • la rivière assez large  juste avant le lac de Bouillouses le premier jour
  • toutes les rivières et torrents qu’on a traversés avec quelquefois des arbustes de rhododendrons roses tout autour
  • les vues à couper le souffle 
  • l’arrivée au refuge perdu dans la montagne avec sa belle terrasse en bois et les vaches tout autour, je me suis sentie au bout du monde !

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : les fleurs 

Pendant toute la semaine, on a eu droit à un vrai festival de fleurs. La montagne était de toutes les couleurs. On a vu par exemple : 

  • beaucoup de rhododendrons roses (c’était la pleine saison fin juin début juillet)
  • des linaigrettes (fleurs blanches)
  • l’arnica des montagnes (ressemble à une grande marguerite mais avec les pétales jaunes, c’est ce qui fait ensuite l’arnica qui est vendu dans les phramacies)
  • des lis des Pyrénées (fleur jaunes recourbées vers l’arrière)
  • des trolls d’Europe (fleur jaune en forme de boule fermée)
  • des orchidées sauvages violettes
  • des épilobes violets
  • des aconits très toxiques (petites fleurs bleu-violet en casque, regroupées en grappe).

Quelques fruits croisés : fraises sauvages et cerises pas encore mûres.

rhododendron rose pyrenees

Et de nombreuses et magnifiques forêts de pins.

On a croisé aussi des genévriers (pour la fabrication du gin).

La nature est luxuriante et en même temps on a aussi touché la neige et on a vu à plusieurs reprises des neves : des blocs de neige épais qui restent accrochés aux montagnes.

Matthieu connaît les Pyrénées comme sa poche. Il connaît les plantes, les fleurs. Il connaît son Histoire aussi et leur géographie : on apprend énormément de choses avec lui. 

Un exemple parmi tant d’autres : les witches hairs ou cheveux de sorcière qui poussent sans terre, sur les arbres. Ils sont très sensibles à la pollution atmosphérique alors on n’en voit pas partout et ils donnent aux arbres un côté féérique ! ça fait tout à fait le job aussi pour imiter une moustache !

equisud rando pyrenees

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : la météo 

On a eu un temps magnifique tout du long à part un après-midi de pluie avec quelques éclairs et coups de tonnerre. 

La journée, il faisait entre 20 et 24 dégrés.

Il arrivait que le vent se mette à souffler quand on dépassait les 2000 mètres et là on mettait parfois notre sweat. Et le dernier jour en Espagne il faisait plutôt 29-30 degrés : on était déjà bien redescendu en altitude le jour précédent et il était prévu qu’on descende encore davantage pour arriver au camion qui allait ramener les chevaux aux Angles.

Randonnée cheval Pyrénées Orientales : une organisation qui roule

Quand on part 6 jours en randonnée dans la montagne, on sait qu’il peut se passer plein de choses et pourtant on ne peut pas partir avec grand chose : l’intérieur des sacoches n’est pas infini.
Et pourtant pour la journée, Matthieu a toujours eu ce qu’il fallait pour régler les choses : 

  • avec Cayenne on a cassé nos rênes plusieurs fois (ça peut arriver), Matthieu avait toujours de quoi réparer 
  • je me suis un peu égratignée le coude, pas de souci Matthieu avait un désinfectant
  • un chemin obstrué par des branches et impossible de passer sur les côtés ? Il sort sa petite scie et dégage le chemin
  • un picnic optimisé pour rester dans les sacoches sans se retrouver en bouillie au moment du déjeuner et bien assez d’eau chaque jour grâce aux deux gourdes dans les fontes à l’avant.

randonnee a cheval andorre

Bref, ma confiance en Matthieu et en Cayenne était totale et d’ailleurs vous verrez que pendant ses randos il arrive à Matthieu de tester la confiance de ses cavaliers en lui. Je n’en dis pas plus pour ne rien trahir et laisser les surprises !

Quand Matthieu avait besoin de quelque chose de particulier, c’était simple, il contactait Stéphanie au téléphone pour qu’elle rajoute un truc dans la camionnette et cela lui permettait de le récupérer le soir. Stéphanie gérait l’intendance camionnette : c’est elle qui nous amenait nos bagages le soir, sauf la nuit au refuge où elle ne pouvait pas venir avec le camion. Cette fois-ci, Furya qui nous accompagnait librement les autres jours, portait par exemple les repas pour tous les chevaux  et nos effets personnels étaient dans notre boudin en cuir attaché à l’arrière de la selle.

Et le dernier jour, cerise sur le gâteau, une fois les chevaux embarqués dans le camion, Stéphanie et Ankie avaient même pensé à une glacière avec des limonades artisanales et de l’ice tea bien frais. Après la chaleur de la journée, on n’aurait pas pu imaginer meilleur cadeau.

Une aventure de 6 jours dont on se souviendra pour toujours 

Gravir des pistes noires sur son cheval, observer des troupeaux de chevaux en liberté dans les estives, galoper le long de la montagne, descendre des chemins escarpés en montrant la voie à son cheval, dormir dans un refuge de montagne : la randonnée Andorre c’était beaucoup de premières fois et beaucoup d’émotions !
Une randonnée à cheval dans les Pyrénées Orientales pour la partie France, mais la découverte aussi des vallées d’Andorre et d’Espagne. Monter à cheval dans trois pays en l’espace de 6 jours, c’était aussi la première fois pour nous !

Cette sensation d’être coupé du monde, qui ne nous était pas arrivée depuis longtemps (au refuge il n’y a ni téléphone ni internet et la journée avant et après sont sans réseau pendant un moment).

Cette nature sauvage, éblouissante, qui alterne entre ruisseaux, rivières, fleurs, herbes roches, pins, vues plus belles les unes que les autres.

Et cette petite anecdote rigolote d’une journée où on a démarré en partant du lac de Bouillouses et où on a juste croisé un berger à cheval de loin mais aussi un hélicoptère qui nous a tenu compagnie quelques heures en milieu de journée.
On ne comprenait pas trop et en arrivant au gîte le soir on a eu l’explication : comme on était les seuls dans la vallée ce jour-là, l’hélicoptère avait fait de nous un exercice grandeur nature ! Bref, s’il nous arrivait quelque chose, pas de souci, on aurait eu un hélicoptère présent dans les deux minutes… Pour la petite blague on avait parlé d’un ubercopter : le uber qui dans la montagne t’amène une glace ou un burger frites en descendant en rappel. On a bien rigolé. Les autres jours on n’a pas revu l’hélico.

 

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